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Effect of Discontinuing vs Continuing Angiotensin-Converting Enzyme Inhibitors and Angiotensin II Receptor Blockers on Days Alive and Out of the Hospital in Patients Admitted With COVID-19: A Randomized Clinical Trial.

Référence de l’article : Lopes RD, Macedo AVS, de Barros E Silva PGM, et al. Effect of Discontinuing vs Continuing Angiotensin-Converting Enzyme Inhibitors and Angiotensin II Receptor Blockers on Days Alive and Out of the Hospital in Patients Admitted With COVID-19: A Randomized Clinical Trial. JAMA. 2021;325(3):254–264. doi:10.1001/jama.2020.25864

Résumé proposé parJP Fauvel

 

Dans cet essai clinique randomisé multicentrique (29 hôpitaux au Brésil, essai BRACE CORONA) qui a inclus des patients hospitalisés pour une COVID-19 légère à modérée et qui prenaient des bloqueurs du SRA (IECA ou des ARA2,) les patients éligibles (n=1116) ont été randomisés (n=740) pour soit interrompre soit poursuivre le traitement pendant 30 jours. Aucune consigne n’était donnée en dehors de la stratégie testée (arrêt ou poursuite des IEC/ARA2) ni pour remplacer les bloqueurs du SRA, ni pour traiter la Covid-19 (traitement selon les recommandations locales en vigueur).

L’analyse qui a porté sur 659 sujets (1 centre exclus pour falsification des données) montre que à 30 jours, le nombre moyen de jours en vie et sortie de l’hôpital (critère primaire de l’étude) était de 21,9 contre 22,9 (NS) pour ceux qui ont été assignés pour arrêter ou continuer les bloqueurs du SRA respectivement. Parmi les 20 critères secondaires aucun n’était significativement différent en dehors de la durée d’hospitalisation qui était augmentée de 21% (+1,2 jours en moyenne) dans le groupe arrêt du traitement, résultat qui doit être interprété avec prudence et ne permet aucune conclusion. 

Les résultats de l’essai BRACE CORONA ne sont pas en faveur de l’arrêt systématique des bloqueurs du SRA chez les patients hospitalisés pour une COVID-19 légère à modérée.

 

Pour en savoir plus https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2775280

First line drug treatment for hypertension and reductions in blood pressure according to age and ethnicity: cohort study in UK primary care

Référence de l’article : Sinnott Sarah-Jo, Douglas Ian J, Smeeth Liam, Williamson Elizabeth, Tomlinson Laurie A. First line drug treatment for hypertension and reductions in blood pressure according to age and ethnicity: cohort study in UK primary care BMJ 2020; 371 :m4080

Résumé proposé par : JP Fauvel 

Cette étude publiée dans le BMJ avait pour but de savoir si les recommandations du NICE (UK) basées sur l’âge et l’origine ethnique pour débuter un traitement antihypertenseur se révélaient cliniquement pertinente « en vraie vie ».

Chez les personnes non noires non diabétiques CCB et ACEI/ARB ont réduit de façon similaire la pression artérielle, quel que soit l’âge (sup ou inf 55 ans).

Chez les personnes noires non diabétiques, la nouvelle utilisation du CCB a été associée à des réductions de la pression artérielle plus importantes que les ACEI/ARB par rapport aux personnes non noires non diabétiques, mais les intervalles de confiance se chevauchaient pour les deux groupes.

Ces résultats remettent en cause l’algorithme proposé par les Anglais du NICE basé sur l’âge et l’origine ethnique pour le choix de première intention du traitement anti-hypertenseur.

Pour en savoir plus https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4080

Use of Calcium Channel Blockers and Risk of Active Tuberculosis Disease: A Population-Based Analysis

Référence de l’article : Lee CC, Lee MG, Hsu WT, Park JY, Porta L, Liu MA, Chen SC, Chang SC. Use of Calcium Channel Blockers and Risk of Active Tuberculosis Disease: A Population-Based Analysis. Hypertension. 2020 Dec 14:HYPERTENSIONAHA12015534. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15534. Epub ahead of print. PMID: 33307850.

Résumé proposé par : JP Fauvel

Une étude cas (n=8164) –témoins (n=816 400) nichée dans une cohorte, a analysé le risque de tuberculose active associée à la prise d’inhibiteurs calciques (CCB).

Après ajustement en fonction du score de risque de tuberculose, la régression logistique a montré que l’utilisation de CCB (dihydropiridiniques ou non) a été associée à une diminution de 32 % du risque de tuberculose active ([RR], 0,68 [95 % IC, 0,58-0,78]). L’utilisation de β-bloquants (RR, 0,99 [IC 95%, 0,83-1,12]) ou de diurétiques de l’anse (RR, 0,88 [IC 95%, 0,62-1,26]) n’a pas été associée à un risque réduit de tuberculose.

Pour en savoir plus

https://clicktime.symantec.com/3BbeHxozMDfsPBi5nFwSJvM6H2?u=https%3A%2F%2Fpubmed.ncbi.nlm.nih.gov%2F33307850%2F

Progression of Beat-to-Beat Blood Pressure Variability Despite Best Medical Management

Référence de l’article : Webb AJS, Lawson A, Wartolowska K, Mazzucco S, Rothwell PM. Progression of Beat-to-Beat Blood Pressure Variability Despite Best Medical Management. Hypertension. 2020 Nov 30:HYPERTENSIONAHA12016290. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.16290

Résumé proposé par : Philippe Gosse

L’augmentation de la variabilité de la PA est liée au risque cardiovasculaire. Dans cette étude, la variabilité à court terme est mesurée battement par battement sur 5 minutes grâce à un Finometer chez des patients ayant présenté un accident ischémique transitoire ou sans séquelle. Cette mesure a été associée à une mesure de la vélocité de l’onde de pouls (VOP) carotido-fémorale (Spygmocor). 188 des 310 patients recrutés dans l’étude ont pu bénéficier de nouvelles mesures en moyenne 5.8 ans plus tard.  Si la VOP parait bien reproductible à long terme, ce n’est pas le cas de la variabilité de la PA. Mais le résultat le plus intéressant est l’augmentation significative de la variabilité de la PA et de la VOP dans cette population au bout de 5 ans et ce malgré la prise en charge des facteurs de risques cardio-vasculaire. Cette augmentation était significativement plus marquée chez les sujets les plus âgés et les femmes. Les auteurs osent conclure que cette mesure de la variabilité instantanée de la PA disponible en quelques minutes pourrait être une cible thérapeutique alors que sa mauvaise reproductibilité et le manque d’influence du traitement des facteurs de risque sur son évolution contredisent cette affirmation.

Pour en savoir plus https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.16290

Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension

Référence de l’article : Buhnerkempe MG, Prakash V, Botchway A, Adekola B, Cohen JB, Rahman M, Weir MR, Ricardo AC, Flack JM. Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension. 2020 Nov 9:HYPERTENSIONAHA12015064. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15064.

Résumé proposé par :JP Fauvel

L’HTA réfractaire est un nouveau phénotype d’échec à un traitement antihypertenseur et est souvent intégrée dans l’HTA résistante. L’HTA réfractaire est définie dans les études comme une pression artérielle non contrôlée sous 5 médicaments antihypertenseurs, dont un diurétique. Souvent associée à la détérioration des organes cibles, L’HTA réfractaire manque des preuves scientifiques à l’appui pour démontrer cette association.

Dans une cohorte de 3147 insuffisants rénaux (eDFG 20 à 70 mL/min per 1.73 m²), l’incidence des complications rénales (baisse de 50% du eDFG ou IR terminale) et cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque) ont été comparées entre les  patients ayant une HTA réfractaire (n=136 (4,3 %)) et ceux ayant une HTA résistante (n=1005(32%)).

Après ajustement en fonction des caractéristiques des patients, l’HTA réfractaire présentaient par rapport à l’HTA résistante, un risque accru de dégradation de la fonction rénale en 10 ans (HR 1,73 [IC à 95 %, 1,42-2. 11]) et un risque accru de complications cardiovasculaires particulièrement important entre 6 et 10 ans de suivi (HR 2,72 [IC à 95 %, 1,7-5,0]). Il n’y a pas eu de différence significative dans la mortalité toutes causes confondues.

Cette étude est novatrice puisqu’elle est la première à quantifier les effets à long terme de l’HTA réfractaire et fourni un contexte pour ce diagnostic dans l’HTA résistante.

Pour en savoir plus https://clicktime.symantec.com/3N8vebF5CwADRd6zyjpjWFa6H2?u=https%3A%2F%2Fpubmed.ncbi.nlm.nih.gov%2F33161774%2F