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Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension

Référence de l’article : Buhnerkempe MG, Prakash V, Botchway A, Adekola B, Cohen JB, Rahman M, Weir MR, Ricardo AC, Flack JM. Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension. 2020 Nov 9:HYPERTENSIONAHA12015064. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15064.

Résumé proposé par :JP Fauvel

L’HTA réfractaire est un nouveau phénotype d’échec à un traitement antihypertenseur et est souvent intégrée dans l’HTA résistante. L’HTA réfractaire est définie dans les études comme une pression artérielle non contrôlée sous 5 médicaments antihypertenseurs, dont un diurétique. Souvent associée à la détérioration des organes cibles, L’HTA réfractaire manque des preuves scientifiques à l’appui pour démontrer cette association.

Dans une cohorte de 3147 insuffisants rénaux (eDFG 20 à 70 mL/min per 1.73 m²), l’incidence des complications rénales (baisse de 50% du eDFG ou IR terminale) et cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque) ont été comparées entre les  patients ayant une HTA réfractaire (n=136 (4,3 %)) et ceux ayant une HTA résistante (n=1005(32%)).

Après ajustement en fonction des caractéristiques des patients, l’HTA réfractaire présentaient par rapport à l’HTA résistante, un risque accru de dégradation de la fonction rénale en 10 ans (HR 1,73 [IC à 95 %, 1,42-2. 11]) et un risque accru de complications cardiovasculaires particulièrement important entre 6 et 10 ans de suivi (HR 2,72 [IC à 95 %, 1,7-5,0]). Il n’y a pas eu de différence significative dans la mortalité toutes causes confondues.

Cette étude est novatrice puisqu’elle est la première à quantifier les effets à long terme de l’HTA réfractaire et fourni un contexte pour ce diagnostic dans l’HTA résistante.

Pour en savoir plus https://clicktime.symantec.com/3N8vebF5CwADRd6zyjpjWFa6H2?u=https%3A%2F%2Fpubmed.ncbi.nlm.nih.gov%2F33161774%2F

Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study

Référence de l’article : Filion Kristian BLix Lisa MYu Oriana HYDell’Aniello SophieDouros AntoniosShah Baiju R et al. Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study BMJ 2020; 370 :m3342

Lecture proposée par : Jean-Michel Halimi

Dans cette étude rétrospective, l’incidence des évènements cardiovasculaires majeurs été étudiée chez plus de 400000 patients au total qui ont initié un traitement soit par inhibiteurs du SGLT2 ou soit par inhibiteurs du DDP4 au Canada et en Grande Bretagne entre novembre 2017 et juin 2018. Ces patients étaient comparables à l’inclusion (64 ans, 42% de femmes, durée du diabète : 12.5 ans, 21.5% coronariens, 5.5% d’insuffisants cardiaques, 28% traités aussi par insuline, peut-être un DFG estimé un peu plus élevé dans le groupe « inhibiteur du SGLT2 »). Le suivi a été de 0.9±0.8 an (370515 patient-années).

Les patients traités sous inhibiteurs des SGLT2 ont eu une incidence plus faible d’évènements cardiovasculaires majeurs (critère combiné : infarctus du myocarde, AVC ischémique ou décès cardiovasculaire) (11.4 vs 16.5 évènements/1000 patient-années) que ceux sous inhibiteurs du DPP4. La réduction du risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque (-56%) et de décès (-40%) était majeure, alors même que le suivi moyen était inférieur à un an.

Pour en savoir plus : https://www.bmj.com/content/370/bmj.m3342?

Trends in Worldwide in Research in Hypertension over the period 1999-2018: A Bibliometic Study

Référence de l’article : Devos P, Ménard J. Trends in Worldwide Research in Hypertension Over the Period 1999-2018: A Bibliometric Study. Hypertension. 2020 Nov;76(5):1649-1655.

Lecture proposée parBernard Levy

Patrick Devos (Univ. Lille, CHU Lille – METRICS: Évaluation des technologies de santé et des pratiques médicales, F-59000 Lille) et Joel Menard (INSERM, Centre d’Investigation Clinique, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) ont réalisé une analyse bibliométrique pour évaluer les tendances des résultats de la recherche et l’évolution de la recherche sur l’hypertension sur une période de 20 ans. L’analyse était basée sur 90 308 articles originaux. Le nombre d’articles publiés dans le domaine de l’hypertension a augmenté de 43,5 % entre 1999 et 2019. Par comparaison, pendant la même période, l’augmentation du nombre d’articles dans toutes les disciplines médicales a été de 96%, et de 64% dans le domaine cardiovasculaire. Parmi les 6 pays qui ont le plus publié, les États-Unis ont toujours été le principal contributeur. Les pays qui ont le plus augmenté le nombre de publications sont la Chine (+1551%) suivi par la Corée du Sud (+412%), la Pologne (245%), le Brésil (+238%), la Turquie (+208%), et Taiwan (+187%). En revanche, le nombre de publications a diminué en France (−23%) et au Japon (−15%).

Le tableau suivant montre la participation des 20 premiers pays contributeurs.  

 

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32862706/

Short-Term Reproducibility of Masked Hypertension Among Adults Without Office Hypertension.

Référence de l’article : Cohen LP, Schwartz JE, Pugliese DN, et al. Short-Term

Reproducibility of Masked Hypertension Among Adults Without Office Hypertension. Hypertension. 2020;76(4):1169-1175. doi:10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15287

Lecture proposée par : O Ormezzano

 

La reproductibilité à court terme de la MAPA pour détecter une HTA masquée (ou HTA ambulatoire isolée) a été peu étudiée.

254 patients sans traitements antihypertenseurs, ayant une PA clinique normale ont eu deux MAPA sur 24 heures effectuées à un intervalle médian de 29 jours.  L’analyse a été faite selon les seuils de normalité de la PA clinique et de la MAPA des dernières recommandations américaines de 2017.

L’âge moyen des participants était de 38,0 (+/-12,3) ans et 65,7% étaient des femmes. Selon la première et la deuxième MAPA, respectivement 24,0% et 26,4% des participants avaient une HTA masquée de jour. Le coefficient kappa (IC à 95%) de reproductibilité entre les deux MAPA était de 0.50 (0.38–0.62) pour le diagnostic d’HTA masquée de jour, et de 0,57 (0,46–0,69) pour l’HTA masquée de 24h.

L’analyse en sélectionnant les patients selon les seuils plus élevées de normalité de PA clinique et ambulatoire des dernières recommandations européennes de 2018 retrouve une discrète amélioration de la reproductibilité entre les deux MAPA pour le diagnostic d’HTA masquée de jour, et de 24h (respectivement kappa 0.62 (0.51 – 0.72) et 0.65 (0.56-0.74).

Les cliniciens doivent tenir compte de la reproductibilité modérée à court terme de la MAPA lors de la recherche d’une HTA masquée.

 Pour en savoir plus https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15287