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Medical Students Fall Short on Blood Pressure Check Challenge

JAMA. 2017;318(11):991-992. doi:10.1001/jama.2017.11255

Jennifer Abbasi

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Synthèse de l’article du Dr. Théodora Béjan-Angoulvant, Service de Pharmacologie, CHU de Tours : 

Les externes en médecine savent-ils prendre la PA ? Réponse dans un article récent rapportant les résultats d’un Challenge organisé par l’American Medical Association à Chicago en 2015 : sur les 159 externes en médecine (1ère à la 4ème année) un seul a su correctement prendre la PA en tenant compte du repos, de la position du patient, de l’environnement, du choix d’un brassard adapté et de sa bonne position, de la mesure aux deux bras et du fait de donner l’information du bras dominant au patient.

La prise de la PA était faite avec un appareil automatique, et le test lui-même était organisé selon un scénario par simulation avec un acteur-patient. L’étape la moins bien réalisée était celle du repos minimal de 5 minutes, suivie de celle de donner l’information du bras dominant au patient. L’étape la plus souvent réussie était celle du choix de la taille du brassard et du fait de le positionner sur le bras nu. Comme attendu, les étudiants en 1ère année faisaient moins bien que ceux des années 2 à 4. Néanmoins, même parmi ces étudiants plus âgés, seul 1/8 respectait le repos de 5 minutes, 1/4 demandait au figurant de ne pas jouer avec son téléphone portable pendant la mesure, et 1/3 prenait la mesure aux deux bras.

La prise correcte de la PA est un élément extrêmement important de l’examen clinique. Le fait de prendre la PA chez un patient assis jambes croisées peut artificiellement augmenter la PAS de 3 à 8 mmHg, une différence cliniquement pertinente !

Quid des résultats si ce test était proposé en France aux externes, jeunes internes voir même aux médecins diplômés ? Prendre les 5 minutes de repos pour mesurer la PA lors d’une consultation qui ne dure que 10 à 15 minutes… sans parler de la PA prise « unattended » (le patient reste seul) comme dans SPRINT… cela semble irréalisable pour la beaucoup de praticiens, et pose en tout cas la question « Faut-il mesurer la PA au cabinet ? » Réponse lors de la controverse des futures 37èmes  JHTA en décembre 2017 : http://www.jhta2017.fr/.

Cuspidi C, et al. Nondipping pattern and carotid atherosclerosis: a systematic review and meta-analysis

Cuspidi C, et al. Nondipping pattern and carotid atherosclerosis: a systematic review and
meta-analysis. J Hypertens 2016 ; 34 : 385-392

Résumé :
La présence de lésions de la paroi carotidienne, à type d’augmentation de l’épaisseur intimamédia (EIM) ou de plaque d’athérome, est considérée depuis les recommandations ESH/ESC de 2003 comme représenter une des atteintes d’organes cibles de l’HTA. EIM élevée et plaque athéroscléreuse représentent un marqueur de risque cardiovasculaire au même titre que l’HVG ou encore la rigidification artérielle. Parmi les nombreux paramètres tensionnels issus de la mesure clinique ou ambulatoire, l’absence de chute nocturne de la PA (non-dipping) en MAPA est un des plus puissants prédicteurs d’évènements cardiovasculaires. Les résultats des études analysant les relations entre non-dipping et lésions carotidiennes en échographie n’étant pas univoques, les auteurs ont réalisés cette méta-analyse.