div class="uk-width-1-4 uk-vertical-align-middle"-->

Self-Measured Blood Pressure Monitoring at Home: A Joint Policy Statement From the American Heart Association and American Medical Association

Self-Measured Blood Pressure Monitoring at Home: A Joint Policy Statement From the American Heart Association and American Medical Association

Référence de l’article : Shimbo D et al. Circulation2020doi.org/10.1161/CIR.0000000000000803Circulation. ;0

Lecture proposée parT Agoulvant et M Lopez-Sublet

 

Plusieurs directives nationales et internationales en hypertension artérielle (HTA) approuvent la surveillance par automesure (ATM) de la pression artérielle (PA). Les indications principales sont multiples : identification de l’effet blouse blanche, l’HTA masquée non contrôlée, confirmation du diagnostic de l’HTA résistante et la détection de l’HTA matinale, entre autres. Les résultats de méta-analyses et des essais randomisés indiquent que la surveillance de la PA par ATM est associée à une réduction de la PA et à un meilleur contrôle de la PA. Si des essais contrôlés randomisés pour évaluer l’impact de l’AMT de la PA sur les résultats cardiovasculaires sont nécessaires, ce papier soulève l’importance de lever les obstacles à la mise en œuvre de la surveillance de la PA. En effet, des investissements financiers sont nécessaires dans les domaines suivants : amélioration de l’éducation et de la formation des individus et des prestataires, renforcement des capacités en matière de technologies de l’information sur la santé, intégration des mesures de la PA par AMT dans le suivi des malades, soutien des co-interventions et amélioration du remboursement.

 

Pour en savoir plus  https://doi.org/10.1161/CIR.0000000000000803

Association of Normal Systolic Blood Pressure Level With Cardiovascular Disease in the Absence of Risk Factors

Association of Normal Systolic Blood Pressure Level With Cardiovascular Disease in the Absence of Risk Factors

Référence de l’article : Whelton SP, McEvoy JW, Shaw L, et al.. JAMA Cardiol. Published online June 10, 2020. doi:10.1001/jamacardio.2020.1731

Lecture proposée par : JP Fauvel

 

1457 participants d’âge moyen de 58,1 (9,8) ans indemnes de tout facteur de risque d’athérome ont été suivis 14,5 (3,9) ans. En particulier, leurs pressions artérielles systoliques (PAS) étaient comprises entre 90 et 129 mmHg en l’absence de tout traitement anti hypertenseur. Le critère de jugement principal était : calcifications coronaires ou événements CV.

Au cours du suivi, il a été observé une augmentation des facteurs de risque traditionnels d’athérome, des calcification coronaires et des évènements cardiovasculaires avec l’augmentation des niveaux de PAS . Par rapport aux personnes présentant des niveaux de PAS de 90 à 99 mm Hg, le HR ajusté du risque pour le critère principal était de 3,00 (IC à 95 %, 1,01-8,88) pour les niveaux de PAS de 100 à 109 mm Hg, de 3,10 (IC à 95 %, 1,03-9,28) pour les niveaux de PAS de 110 à 119 mm Hg et de 4,58 (IC à 95 %, 1,47-14,27) pour les niveaux de PAS de 120 à 129 mm Hg.

Ces résultats soulignent l’augmentation progressive du risque CV dans des valeurs de PAS traditionnellement considérées comme normales.

Pour en savoir plus https://jamanetwork.com/journals/jamacardiology/article-abstract/2766469?

Association of Angiotensin-Converting Enzyme Inhibitor or Angiotensin Receptor Blocker Use With COVID-19 Diagnosis and Mortality.

Association of Angiotensin-Converting Enzyme Inhibitor or Angiotensin Receptor Blocker Use With COVID-19 Diagnosis and Mortality.

Référence de l’article : Fosbøl EL, Butt JH, Østergaard L, et al. JAMA. Published online June 19, 2020. doi:10.1001/jama.2020.11301

Lecture proposée par : JP Fauvel

 

Cet article présente les résultats de deux études :

1-    Une étude cas-témoins de la sensibilité à COVID-19. 571 patients souffrant de COVID-19 et d’hypertension antérieure ont été comparés à 5 710 témoins appariés par âge et par sexe souffrant d’hypertension antérieure mais pas de COVID-19. Parmi ceux qui présentaient une COVID-19, 86,5 ont utilisé des IEC/ARB contre 85,4 % des témoins ; l’utilisation d’IEC/ARB par rapport à d’autres antihypertenseurs n’a pas été associée de façon significative à une incidence plus élevée de COVID-19 (HR ajusté, 1,05 [IC 95 %, 0,80-1,36]).

2-   Une étude de cohorte rétrospective qui a inclus 4 480 patients atteints de COVID-19. non-utilisateurs (80,0 %). Dans le groupe sous IEC/ARB (n=895), 18,1 % sont morts dans les 30 jours contre 7,3 % dans le groupe des non-utilisateurs (n=3585), mais cette association n’était plus significative après ajustement en fonction de l’âge, du sexe et des antécédents médicaux ([HR], 0,83 [IC à 95 %, 0,67-1,03]). Un décès ou une COVID-19 grave est survenu chez 31,9 % des utilisateurs de l’IEC/ARB contre 14,2 % des utilisateurs de les non-utilisateurs dans un délai de 30 jours (HR, 1,04 [IC 95%, 0,89-1,23]).

 

Les auteurs concluent qu’un traitement chronique par IEC/ARB n’a pas été associé à une augmentation de l’incidence de COVID-19 chez les hypertendus ni à une surmortalité après ajustement. Dès lors, ces résultats viennent renforcer toujours et encore, qu’il n’est pas justifié d’arrêter les IEC/ARB qui sont cliniquement indiqués dans le contexte de la pandémie à COVID-19.

 

Pour en savoir plus https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2767669

Hospital-Wide SARS-CoV-2 Antibody Screening in 3056 Staff in a Tertiary Center in Belgium

Hospital-Wide SARS-CoV-2 Antibody Screening in 3056 Staff in a Tertiary Center in Belgium

Référence de l’article : Deborah Steensels et al. JAMA. Published online June 15, 2020. doi:10.1001/jama.2020.11160

Lecture proposée par : JP Fauvel

 

Toutes les personnes qui ont travaillé à l’hôpital du Limbourg en Belgique ont été invitées à subir un dépistage sérologique IgG anti SARS-CoV-2 (306 médecins, 1266 infirmières, 292 personnels paramédicaux, 555 personnels techniques, 445 personnels administratifs et 192 autres, y compris les étudiants et les bénévoles). Au total, 6,4 % avaient des IgG contre le SRAS-CoV-2. Être impliqué dans les soins, avoir travaillé pendant le confinement, avoir été exposé à des collègues positifs pour le COVID-19 n’a pas été associé à une augmentation de la séroprévalence. En revanche, avoir un contact proche (hors travail) avec des sujets COVID-19 suspectés ou confirmés doublait la séropositivité (13,7 %). Le dépistage des anticorps contre le SARS-CoV-2 à l’échelle de l’hôpital peut aider à surveiller la dynamique de la transmission et à évaluer les politiques de contrôle de l’infection.

Pour en savoir plus : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2767382 

Exposure.png (16 téléchargements)

Clinical Applicability of Monitoring Antihypertensive Drug Levels in Blood

Clinical Applicability of Monotoring Antihypertensive Drug Levels in Blood

Référence de l’article Laura E.J. Peeters, Lida Feyz, Eric Boersma, Joost Daemen, Teun van Gelder, Birgit C.P. Koch and Jorie Versmissen. Hypertension. 2020;76: 80-86.

Résumé proposé par : M Burnier.

 

L’adhérence au traitement est un élément clé d’une bonne prise en charge de l’hypertension artérielle. Toutefois, les défauts d’adhérence sont difficiles à diagnostiquer en pratique clinique.  Récemment, le dosage urinaire des antihypertenseurs est devenu très populaire pour révéler les problèmes d’adhérence et est utilisé dans les centres de référence de l’hypertension. Laura Peeters et collaborateurs ont développé une nouvelle technique qui permet de tester la présence de huit médicaments antihypertenseurs dans le sang à l’aide d’une méthode simple utilisant une goutte de sang sur un support papier (dried blood spot, DBS). Ce système a été testé chez 135 patients avec un dosage simultané des médicaments par prise de sang.   Tous les test DBS négatifs l’étaient aussi lors de la prise de sang. Toutefois, la méthode a posé quelques problèmes avec les diurétiques et certains anticalciques. Néanmoins, l’approche à partir d’une goutte de sang prise au doigt semble intéressante car facilement utilisable en pratique clinique. Une observation importante de cette étude est la grande variabilité des taux sanguins des médicaments antihypertenseurs, les déterminants majeurs de cette variabilité étant, comme attendu, la dose et le temps entre la prise du médicament et le dosage mais aussi l’âge, le sexe et le poids avec un impact différent de ces facteurs selon la classe d’antihypertenseurs.

 

Pour en savoir plus : https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15038