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Self-Measured Blood Pressure Monitoring at Home: A Joint Policy Statement From the American Heart Association and American Medical Association

Self-Measured Blood Pressure Monitoring at Home: A Joint Policy Statement From the American Heart Association and American Medical Association

Référence de l’article : Shimbo D et al. Circulation2020doi.org/10.1161/CIR.0000000000000803Circulation. ;0

Lecture proposée parT Agoulvant et M Lopez-Sublet

 

Plusieurs directives nationales et internationales en hypertension artérielle (HTA) approuvent la surveillance par automesure (ATM) de la pression artérielle (PA). Les indications principales sont multiples : identification de l’effet blouse blanche, l’HTA masquée non contrôlée, confirmation du diagnostic de l’HTA résistante et la détection de l’HTA matinale, entre autres. Les résultats de méta-analyses et des essais randomisés indiquent que la surveillance de la PA par ATM est associée à une réduction de la PA et à un meilleur contrôle de la PA. Si des essais contrôlés randomisés pour évaluer l’impact de l’AMT de la PA sur les résultats cardiovasculaires sont nécessaires, ce papier soulève l’importance de lever les obstacles à la mise en œuvre de la surveillance de la PA. En effet, des investissements financiers sont nécessaires dans les domaines suivants : amélioration de l’éducation et de la formation des individus et des prestataires, renforcement des capacités en matière de technologies de l’information sur la santé, intégration des mesures de la PA par AMT dans le suivi des malades, soutien des co-interventions et amélioration du remboursement.

 

Pour en savoir plus  https://doi.org/10.1161/CIR.0000000000000803

Medical Students Fall Short on Blood Pressure Check Challenge

JAMA. 2017;318(11):991-992. doi:10.1001/jama.2017.11255

Jennifer Abbasi

Télécharger l’article complet.

Synthèse de l’article du Dr. Théodora Béjan-Angoulvant, Service de Pharmacologie, CHU de Tours : 

Les externes en médecine savent-ils prendre la PA ? Réponse dans un article récent rapportant les résultats d’un Challenge organisé par l’American Medical Association à Chicago en 2015 : sur les 159 externes en médecine (1ère à la 4ème année) un seul a su correctement prendre la PA en tenant compte du repos, de la position du patient, de l’environnement, du choix d’un brassard adapté et de sa bonne position, de la mesure aux deux bras et du fait de donner l’information du bras dominant au patient.

La prise de la PA était faite avec un appareil automatique, et le test lui-même était organisé selon un scénario par simulation avec un acteur-patient. L’étape la moins bien réalisée était celle du repos minimal de 5 minutes, suivie de celle de donner l’information du bras dominant au patient. L’étape la plus souvent réussie était celle du choix de la taille du brassard et du fait de le positionner sur le bras nu. Comme attendu, les étudiants en 1ère année faisaient moins bien que ceux des années 2 à 4. Néanmoins, même parmi ces étudiants plus âgés, seul 1/8 respectait le repos de 5 minutes, 1/4 demandait au figurant de ne pas jouer avec son téléphone portable pendant la mesure, et 1/3 prenait la mesure aux deux bras.

La prise correcte de la PA est un élément extrêmement important de l’examen clinique. Le fait de prendre la PA chez un patient assis jambes croisées peut artificiellement augmenter la PAS de 3 à 8 mmHg, une différence cliniquement pertinente !

Quid des résultats si ce test était proposé en France aux externes, jeunes internes voir même aux médecins diplômés ? Prendre les 5 minutes de repos pour mesurer la PA lors d’une consultation qui ne dure que 10 à 15 minutes… sans parler de la PA prise « unattended » (le patient reste seul) comme dans SPRINT… cela semble irréalisable pour la beaucoup de praticiens, et pose en tout cas la question « Faut-il mesurer la PA au cabinet ? » Réponse lors de la controverse des futures 37èmes  JHTA en décembre 2017 : http://www.jhta2017.fr/.

Le soda diet, un nouvel agent hypertenseur, touchant adolescents et pré adolescents ! Seul intérêt de cette étude ?

Référence: Soft drink consumption, main diet ones, is associated with increased Blood Pressure in adolescents. Barbara da S.N. Souza, Diana B. Cunha, Rosangela A. Pereira, and Rosely Sichieri. (Journal of hypertension 2016, 34: 221-225)

Analyse et commentaires faits par Gérard Doll, clinique Saint Gatien, TOURS ; avec le soutien, le conseil et la relecture de Marie Le Fourn, Docteur en Socio/anthropologie, psychologue clinicienne. Association APAJH, TOURS.