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Worldwide trends in hypertension prevalence and progress in treatment and control from 1990 to 2019: a pooled analysis of 1201 population-representative studies with 104 million participants

Référence de l’article : NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC). Worldwide trends in hypertension prevalence and progress in treatment and control from 1990 to 2019: a pooled analysis of 1201 population-representative studies with 104 million participants. Lancet. 2021 Aug 24:S0140-6736(21)01330-1. doi: 10.1016/S0140-6736(21)01330-1. Epub ahead of print. PMID: 34450083.

Lecture proposée par : JP Fauvel
Les auteurs ont analysé les données de mesure et de traitement de la pression artérielle de plus de 100 millions de personnes âgées de 30 à 79 ans résidant dans 184 pays du monde entre 1990 et 2019. Le nombre d’hypertension artérielle non diagnostiquée a fortement augmenté entre 1990 et 2004 (figure ci-dessous).
Si les taux de traitement et d’équilibre de l’hypertension se soient améliorés dans la plupart des pays depuis 1990, ils ne dépassent pas 50 % dans le monde. Le taux d’hypertension a diminué dans les pays riches, où il est aujourd’hui généralement parmi les plus bas. 
Le Canada, le Pérou et la Suisse ont les taux de prévalence de l’hypertension les plus bas au monde en 2019  et les taux les plus élevés en particulier pour les femmes étaient en République dominicaine, Jamaïque et au Paraguay, et pour les hommes en Hongrie, en Pologne et au Paraguay.
 
Pour en savoir plus https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34450083/ (article en libre accès)

Gain in net survival from hypertension control over the last half-century

Référence de l’article :  Pierre Lantelme et al. European Journal of Preventive Cardiology 2021. doi:10.1093/eurjpc/zwab094

Lecture proposée par P Lantelme et M Lopez-Sublet

L’objectif de cette étude a été de déterminer si les améliorations apportées à la prise en charge de l’hypertension artérielle en France au cours des cinq dernières décennies, ont influencé le pronostic des sujets.

L’analyse a portée sur 4657 patients en provenance de deux cohortes françaises OLD-HTA et NEW-HTA d’hypertendus hospitalisés entre 1969 et 2014. Cinq périodes d’inclusion correspondant à 5 décennies ont été considérées et le critère principal a été la mortalité toute causes confondues. Au cours des cinq périodes, les caractéristiques des hypertendus ont changé avec notamment une diminution de la proportion des hypertendus de grade 3, passant de 43,3 % à seulement 6,3 %. Surtout, la survie nette, c’est-à-dire la survie tenant en compte de l’augmentation générale de l’espérance de vie, s’est drastiquement améliorée à niveau de pression artérielle équivalent. Ainsi, la survie nette à 15 ans des hypertendus inclus dans les années 2010 a quasiment rejoint celle de la population générale alors qu’elle était de 2 ans inférieure dans les années 70 soit un gain de 12,3%.

L’avènement de la prise en charge moderne de l’HTA a considérablement réduit la surmortalité des sujets hypertendus (vs la population générale) ; dans un contexte de banalisation de la mesure de la pression artérielle et de réticence aux traitements de longue durée, les médecins devraient considérer cet avantage et l’utiliser pour promouvoir le contrôle de la pression artérielle.

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34269383/

 

Prevalence of hypertensive disorders during pregnancy in France (2010-2018): The nationwide CONCEPTION study

Référence de l’article : Olie V et al. J Clin Hypertens (Greenwich) 2021; doi:10.1111/jch.14254

Lecture proposée par : Valérie Olié

En France, 7,4% des grossesses étaient affectées par un désordre hypertensif. La prévalence de l’hypertension artérielle chronique préexistante était de 1,7%. Celle-ci était traitée pharmacologiquement pendant la grossesse dans 60% des cas. La prévalence de l’HTA gestationnelle était de 4,2% et celle de la prééclampsie de 2% des grossesses. Près de 20% des cas de prééclampsie survenaient de manière précoce, c’est-à-dire avant 32 semaines d’aménorrhée et 40% des prééclampsies étaient sévères. Enfin le HELLP syndrome et l’éclampsie affectaient respectivement 0,2 et 0,1% des grossesses. La prévalence de ces désordres hypertensifs augmentait avec l’âge maternel et l’âge gestationnel. Les femmes ayant une hypertension chronique préexistante à la grossesse avaient un risque très élevé de développer une prééclampsie pendant la grossesse comparativement aux femmes sans (6 fois plus élevé chez les nullipares et 12 fois plus élevé chez les multipares).

Ces résultats mettent en évidence le besoin d’un suivi et d’une prise en charge rapprochée pour les femmes enceintes avec une HTA chronique préexistante afin d’ajuster au mieux les traitements antihypertenseurs et de dépister au plus tôt la prééclampsie.

 

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34042277/

Sex Differences in Blood Pressure Trajectories Over the Life Course

Référence de l’article : Ji H, Kim A, Ebinger JE, et al. Sex Differences in Blood Pressure Trajectories Over the Life Course. JAMA Cardiol. 2020;5(3):255–262. doi:10.1001/jamacardio.2019.5306

Lecture proposée par : JP Fauvel

Pour connaitre l’évolution de pression artérielle (PA) au cours de la vie selon le sexe, les auteurs ont suivi 32 833 sujets inclus dans 4 cohortes américaines (femmes (54%); hommes (46%)) pendant une période de 43 ans (1971-2014) (sujets âgés de 5 à 98 ans). En valeurs absolue, si la PAS des femmes est plus basse avant 60 ans, elle dépasse celle des hommes après 60 ans (Figure A). Si bien que, en valeur relative, et contrairement à une idée reçue, la PAS des femmes a une augmentation plus marquée que la PAS des hommes et ce, dès la troisième décennie, puis tout au long de la vie.

Article en accès gratuit : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31940010/

Redefining Cardiac Biomarkers in Predicting Mortality of Inpatients With COVID-19

Référence de l’article : Qin JJ, Cheng X, Zhou F, et al. Redefining Cardiac Biomarkers in Predicting Mortality of Inpatients With COVID-19. Hypertension. 2020;76(4):1104-1112. doi:10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15528

Résumé proposé par : PY Courand

 

Qin JJ et collaborateurs ont publié récemment dans la revue Hypertension une cohorte rétrospective multicentrique de 3219 patients (Province de Hubai, Chine) afin d’évaluer la capacité des biomarqueurs cardiaques à prédire la mortalité toute cause à 28 jours des patients atteints de la maladie COVID-19. Les prélèvements biologiques ont été réalisés à l’admission des patients en hospitalisation. Après avoir ajusté les modèles de survie à l’âge, au genre et aux comorbidités, les auteurs rapportent que pour des valeurs supérieures au seuil pathologique du laboratoire, la troponine ultrasensible, le NT-proBNP et la myoglobine multiplie de façon statistiquement significative le risque de mortalité toute cause à 28 jours de 7.12, 5.11 et 4.50 respectivement. Cette information conforte des données déjà publiées dans d’autres articles. L’élément d’intérêt de ce travail réside dans le fait que la valeur la plus discriminante des biomarqueurs se situe nettement en-dessous des valeurs considérées comme pathologiques par les laboratoires : 49% pour la troponine ultrasensible, 18.9% pour le NT-proBNP et 49.8% pour la myoglobine. Ces biomarqueurs cardiaques permettent de révéler de façon précoce des signes de mauvais pronostic de la maladie COVID-19 même à des seuils nettement plus bas que ceux habituellement utilisés pour le diagnostic d’insuffisance cardiaque ou de syndrome coronaire aigu. 

Pour en savoir plus : https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15528