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Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study

Référence de l’article : Filion Kristian BLix Lisa MYu Oriana HYDell’Aniello SophieDouros AntoniosShah Baiju R et al. Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study BMJ 2020; 370 :m3342

Lecture proposée par : Jean-Michel Halimi

Dans cette étude rétrospective, l’incidence des évènements cardiovasculaires majeurs été étudiée chez plus de 400000 patients au total qui ont initié un traitement soit par inhibiteurs du SGLT2 ou soit par inhibiteurs du DDP4 au Canada et en Grande Bretagne entre novembre 2017 et juin 2018. Ces patients étaient comparables à l’inclusion (64 ans, 42% de femmes, durée du diabète : 12.5 ans, 21.5% coronariens, 5.5% d’insuffisants cardiaques, 28% traités aussi par insuline, peut-être un DFG estimé un peu plus élevé dans le groupe « inhibiteur du SGLT2 »). Le suivi a été de 0.9±0.8 an (370515 patient-années).

Les patients traités sous inhibiteurs des SGLT2 ont eu une incidence plus faible d’évènements cardiovasculaires majeurs (critère combiné : infarctus du myocarde, AVC ischémique ou décès cardiovasculaire) (11.4 vs 16.5 évènements/1000 patient-années) que ceux sous inhibiteurs du DPP4. La réduction du risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque (-56%) et de décès (-40%) était majeure, alors même que le suivi moyen était inférieur à un an.

Pour en savoir plus : https://www.bmj.com/content/370/bmj.m3342?

Trends in Worldwide in Research in Hypertension over the period 1999-2018: A Bibliometic Study

Référence de l’article : Devos P, Ménard J. Trends in Worldwide Research in Hypertension Over the Period 1999-2018: A Bibliometric Study. Hypertension. 2020 Nov;76(5):1649-1655.

Lecture proposée parBernard Levy

Patrick Devos (Univ. Lille, CHU Lille – METRICS: Évaluation des technologies de santé et des pratiques médicales, F-59000 Lille) et Joel Menard (INSERM, Centre d’Investigation Clinique, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) ont réalisé une analyse bibliométrique pour évaluer les tendances des résultats de la recherche et l’évolution de la recherche sur l’hypertension sur une période de 20 ans. L’analyse était basée sur 90 308 articles originaux. Le nombre d’articles publiés dans le domaine de l’hypertension a augmenté de 43,5 % entre 1999 et 2019. Par comparaison, pendant la même période, l’augmentation du nombre d’articles dans toutes les disciplines médicales a été de 96%, et de 64% dans le domaine cardiovasculaire. Parmi les 6 pays qui ont le plus publié, les États-Unis ont toujours été le principal contributeur. Les pays qui ont le plus augmenté le nombre de publications sont la Chine (+1551%) suivi par la Corée du Sud (+412%), la Pologne (245%), le Brésil (+238%), la Turquie (+208%), et Taiwan (+187%). En revanche, le nombre de publications a diminué en France (−23%) et au Japon (−15%).

Le tableau suivant montre la participation des 20 premiers pays contributeurs.  

 

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32862706/

Short-Term Reproducibility of Masked Hypertension Among Adults Without Office Hypertension.

Référence de l’article : Cohen LP, Schwartz JE, Pugliese DN, et al. Short-Term

Reproducibility of Masked Hypertension Among Adults Without Office Hypertension. Hypertension. 2020;76(4):1169-1175. doi:10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15287

Lecture proposée par : O Ormezzano

 

La reproductibilité à court terme de la MAPA pour détecter une HTA masquée (ou HTA ambulatoire isolée) a été peu étudiée.

254 patients sans traitements antihypertenseurs, ayant une PA clinique normale ont eu deux MAPA sur 24 heures effectuées à un intervalle médian de 29 jours.  L’analyse a été faite selon les seuils de normalité de la PA clinique et de la MAPA des dernières recommandations américaines de 2017.

L’âge moyen des participants était de 38,0 (+/-12,3) ans et 65,7% étaient des femmes. Selon la première et la deuxième MAPA, respectivement 24,0% et 26,4% des participants avaient une HTA masquée de jour. Le coefficient kappa (IC à 95%) de reproductibilité entre les deux MAPA était de 0.50 (0.38–0.62) pour le diagnostic d’HTA masquée de jour, et de 0,57 (0,46–0,69) pour l’HTA masquée de 24h.

L’analyse en sélectionnant les patients selon les seuils plus élevées de normalité de PA clinique et ambulatoire des dernières recommandations européennes de 2018 retrouve une discrète amélioration de la reproductibilité entre les deux MAPA pour le diagnostic d’HTA masquée de jour, et de 24h (respectivement kappa 0.62 (0.51 – 0.72) et 0.65 (0.56-0.74).

Les cliniciens doivent tenir compte de la reproductibilité modérée à court terme de la MAPA lors de la recherche d’une HTA masquée.

 Pour en savoir plus https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15287

Redefining Cardiac Biomarkers in Predicting Mortality of Inpatients With COVID-19

Référence de l’article : Qin JJ, Cheng X, Zhou F, et al. Redefining Cardiac Biomarkers in Predicting Mortality of Inpatients With COVID-19. Hypertension. 2020;76(4):1104-1112. doi:10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15528

Résumé proposé par : PY Courand

 

Qin JJ et collaborateurs ont publié récemment dans la revue Hypertension une cohorte rétrospective multicentrique de 3219 patients (Province de Hubai, Chine) afin d’évaluer la capacité des biomarqueurs cardiaques à prédire la mortalité toute cause à 28 jours des patients atteints de la maladie COVID-19. Les prélèvements biologiques ont été réalisés à l’admission des patients en hospitalisation. Après avoir ajusté les modèles de survie à l’âge, au genre et aux comorbidités, les auteurs rapportent que pour des valeurs supérieures au seuil pathologique du laboratoire, la troponine ultrasensible, le NT-proBNP et la myoglobine multiplie de façon statistiquement significative le risque de mortalité toute cause à 28 jours de 7.12, 5.11 et 4.50 respectivement. Cette information conforte des données déjà publiées dans d’autres articles. L’élément d’intérêt de ce travail réside dans le fait que la valeur la plus discriminante des biomarqueurs se situe nettement en-dessous des valeurs considérées comme pathologiques par les laboratoires : 49% pour la troponine ultrasensible, 18.9% pour le NT-proBNP et 49.8% pour la myoglobine. Ces biomarqueurs cardiaques permettent de révéler de façon précoce des signes de mauvais pronostic de la maladie COVID-19 même à des seuils nettement plus bas que ceux habituellement utilisés pour le diagnostic d’insuffisance cardiaque ou de syndrome coronaire aigu. 

Pour en savoir plus : https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15528