Does blood pressure variability affect hypertension development in prehypertensive patients ?

Référence de l’article :Ozkan G et al. Am JHypertension 2022 ;35(1) :73-78

Lecture proposée par : M Lopez-Sublet

La variabilité de la pression artérielle (VPP) est associée à l’atteinte des organes cibles et au risque cardiovasculaire chez les patients hypertendus.

L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’effet de la VPP sur le développement de l’HTA.

Pour cela, 207 patients pré-hypertendus de la cohorte « Cappadoce » ont été suivis pendant deux ans. Des mesures de la pression artérielle ambulatoire (MAPA) sur 24 heures, de la pression artérielle au cabinet et de la pression artérielle à domicile (AMT) ont ensuite été effectuées à des intervalles de 4 à 6 mois.

Une HTA été diagnostiquée chez 25,60 % des sujets. La pression artérielle systolique et diastolique de 24 heures à la MAPA et de l’AMT étaient significativement plus élevées chez les patients qui ont développé une HTA, que chez les autres patients (P 0,006, 0,001 et 0,006, respectivement). Dans une régression logistique, la présence d’une variabilité >90e percentile était un prédicteur dans le développement d’une hypertension.

Cette étude de cohorte observationnelle prospective a montré que la VPP (à court terme en particulier) peut prédire le développement de l’HTA dans la population pré-hypertendue.

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34351385/

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Blood-Pressure Targets in Comatose Survivors of Cardiac Arrest

Référence de l’article : Kjaergaard J et al. NEJM August 27 2022. DOI:10.1056/NEJMoa2208687 .

Lecture proposée par : M Lopez-Sublet

Les données probantes à l’appui du choix des cibles de pression artérielle pour le traitement des survivants comateux d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier qui reçoivent des soins intensifs sont limitées.

Dans cet essai randomisé en double aveugle avec un plan factoriel 2 par 2, il a été évalué une cible de pression artérielle moyenne (PAM) de 63 mm Hg par rapport à 77 mm Hg chez des adultes comateux qui avaient été réanimés après un arrêt cardiaque extra-hospitalier de cause cardiaque présumée.

Le critère de jugement principal était un composite de décès toute cause ou de sortie d’hôpital avec une catégorie de performance cérébrale (CPC) de 3 ou 4 dans les 90 jours, une catégorie de 3 ou 4 indiquant un handicap sévère ou un coma.

Au total, 789 patients ont été inclus dans l’analyse (393 dans le groupe à cible de PAM élevée et 396 dans le groupe à cible basse). Un événement primaire est survenu chez 133 patients (34 %) dans le groupe à cible élevée et chez 127 patients (32 %) dans le groupe à cible basse (hazard ratio, 1,08 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,84 à 1,37 ; P=0,56). A 90 jours, 122 patients (31%) dans le groupe à cible haute et 114 patients (29%) dans le groupe à cible basse étaient décédés (hazard ratio, 1,13 ; 95% CI, 0,88 à 1,46). Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes concernant la performance cérébrale, cognitive ou d’un proxy biologique de souffrance neurale (enolase neuronale). Le taux d’effets indésirables n’était pas différent entre les deux groupes.

Les auteurs concluent qu’une cible de pression artérielle moyenne de 77 mm Hg ou de 63 mm Hg chez des patients survivant un arrêt cardiaque n’a pas entraîné de différence significative dans la survie ou invalidité grave.

L’étude est importante parce qu’elle ne démontre pas de signal de sécurité pour une PAM <75mmHg, seuil qui est généralement retenu comme minimum afin d’obtenir une perfusion suffisante du cerveau post-anoxique, base sur des données observationnelles.

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36027564/

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Insights from matched office and ambulatory blood pressure in youth : clinical relevance

Référence de l’article : Lurbe E et al. Hypertension 2022 ;79(6) :1237-1246.

Lecture proposée par : M Lopez-Sublet

La relation entre les valeurs de la mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) et les valeurs de la pression artérielle en consultation (MPAC) prises simultanément chez les enfants est encore décrite de manière incomplète.

Cette étude clinique s’est intéressée à comparer les valeurs de MAPA et de MPAC dans une grande population d’enfants. Au total, 3’690 mesures de MAPA et de MPAC ont été

réalisées le même jour, chez 2’390 enfants (filles et garçons), âgés de 5 à 15 ans. La MPAC a été mesurée à l’aide d’un appareil oscillométrique (Omron 705 IT) et la MAPA sur 24 heures à l’aide de l’oscillomètre SpaceLabs 90207.

L’équipe a constaté que les valeurs systoliques et diastoliques diurnes MAPA étaient plus élevées que les valeurs de la MPAC, avec une réduction progressive des différences entre 5 et 15 ans. Les différences entre les valeurs de la MPAC et la MAPA diurne étaient les plus importantes chez les sujets normotendus et les valeurs MPAC était légèrement plus élevée que MAPA chez les hypertendus, indépendamment de l’âge et du poids. L’HTA blouse blanche et l’hypertension masquée survenait à des taux similaires dans chaque groupe d’âge.

L’étude suggère qu’il n’est pas possible d’obtenir des valeurs de référence précises pour la MAPA en extrapolant à partir des valeurs de la MPAC. Les valeurs de MPAC et MAPA sont similaires chez les enfants avec une hypertension, ce qui peut renforcer la recommandation d’utiliser la MAPA afin de confirmer l’hypertension

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35345885/

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Treatment for Mild Chronic Hypertension during pregnancy (CHAP trial)

Référence de l’article : Tita AT el al. N Engl J Med 2022 ;386(19) :1781-1792

Lecture proposée par : M Lopez-Sublet

Le bénéfice et la sécurité du traitement de l’hypertension chronique légère (PA <160/100 mm Hg) pendant la grossesse sont incertains. Des données sont nécessaires pour savoir si une stratégie consistant à viser une PA < à 140/90 mm Hg réduit l’incidence des résultats indésirables de la grossesse sans compromettre la croissance du fœtus.

Dans cet essai ouvert, multicentrique et randomisé, des femmes enceintes avec une HTA chronique légère et des fœtus uniques (à 23 semaines SA) ont été divisé en 2 groupes : 1) avec un traitement actif et 2) aucun traitement actif à moins qu’une hypertension sévère (pression systolique, ≥160 mm Hg ; ou pression diastolique, ≥105 mm Hg) ne se développe (groupe témoin). Le critère de jugement principal était un composite de prééclampsie sévère, naissance prématurée <35 semaines, abruption placentaire et mor néonatal/fœtal.

Parmi les 2408 participantes le pourcentage de naissances de petits poids pour l’âge gestationnel inférieurs au 10e percentile était de 11,2 % dans le groupe de traitement actif et de 10,4 % dans le groupe témoin. L’incidence des complications maternelles graves était de 2,1 % et 2,8 %, respectivement. L’incidence de toute prééclampsie dans les deux groupes était de 24,4 % et 31,1 %. L’incidence des complications néonatales graves était de 2,0 % et 2,6 %, l’incidence des naissances prématurées était de 27,5 % et 31,4 %. L’incidence de préeclampsie était de 24.4% et 31.1% respectivement.

L’étude confirme que chez les femmes enceintes souffrant d’hypertension chronique légère, une stratégie consistant à viser une PA inférieure à 140/90 mm Hg était associée à de meilleurs résultats de grossesse qu’une stratégie consistant à réserver le traitement uniquement à l’hypertension sévère, sans augmentation significative du risque de naissance de petit poids pour l’âge gestationnel.

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35363951/

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Improving compliance to antihypertensive treatment in women with hypertension

Référence de l’article : Milhailidou A et al. e-journal of Cardiology-Practice 2022;22(5)

Lecture proposée par : M Lopez-Sublet

L’inobservance au traitement antihypertenseur reste un défi pour le contrôle tensionnel et cette publication s’intéresse aux différences entre les sexes et fait un focus sur le constat du plus mauvais contrôle actuellement chez les femmes.

Plusieurs obstacles à cela, les facteurs liés au système de santé et l’inertie thérapeutique en première ligne. Plus encore, reconnaitre les symptômes, le retard pris pour débuter un traitement, les objectifs tensionnels non obtenus, la désinformation, le problème lié à la mesure et le cout des médicaments sont aussi à tenir en compte.

Le contrôle de l’HTA est la priorité absolue pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires chez les femmes, en particulier celles souffrant d’hypertension. Ce travail aborde de façon synthétique cette problématique avec des messages clefs.

Merci au Dr Milhailidou pour le travail collaboratif avec la SFHTA et accord donné pour publier le lien pour accéder à son travail.

Article en accès gratuit : https://www.escardio.org/Journals/E-Journal-of-Cardiology-Practice/Volume-22/improving-compliance-to-antihypertensive-treatment-in-women-with-hypertension

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