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Progression of Beat-to-Beat Blood Pressure Variability Despite Best Medical Management

Référence de l’article : Webb AJS, Lawson A, Wartolowska K, Mazzucco S, Rothwell PM. Progression of Beat-to-Beat Blood Pressure Variability Despite Best Medical Management. Hypertension. 2020 Nov 30:HYPERTENSIONAHA12016290. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.16290

Résumé proposé par : Philippe Gosse

L’augmentation de la variabilité de la PA est liée au risque cardiovasculaire. Dans cette étude, la variabilité à court terme est mesurée battement par battement sur 5 minutes grâce à un Finometer chez des patients ayant présenté un accident ischémique transitoire ou sans séquelle. Cette mesure a été associée à une mesure de la vélocité de l’onde de pouls (VOP) carotido-fémorale (Spygmocor). 188 des 310 patients recrutés dans l’étude ont pu bénéficier de nouvelles mesures en moyenne 5.8 ans plus tard.  Si la VOP parait bien reproductible à long terme, ce n’est pas le cas de la variabilité de la PA. Mais le résultat le plus intéressant est l’augmentation significative de la variabilité de la PA et de la VOP dans cette population au bout de 5 ans et ce malgré la prise en charge des facteurs de risques cardio-vasculaire. Cette augmentation était significativement plus marquée chez les sujets les plus âgés et les femmes. Les auteurs osent conclure que cette mesure de la variabilité instantanée de la PA disponible en quelques minutes pourrait être une cible thérapeutique alors que sa mauvaise reproductibilité et le manque d’influence du traitement des facteurs de risque sur son évolution contredisent cette affirmation.

Pour en savoir plus https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.16290

Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension

Référence de l’article : Buhnerkempe MG, Prakash V, Botchway A, Adekola B, Cohen JB, Rahman M, Weir MR, Ricardo AC, Flack JM. Adverse Health Outcomes Associated With Refractory and Treatment-Resistant Hypertension in the Chronic Renal Insufficiency Cohort. Hypertension. 2020 Nov 9:HYPERTENSIONAHA12015064. doi: 10.1161/HYPERTENSIONAHA.120.15064.

Résumé proposé par :JP Fauvel

L’HTA réfractaire est un nouveau phénotype d’échec à un traitement antihypertenseur et est souvent intégrée dans l’HTA résistante. L’HTA réfractaire est définie dans les études comme une pression artérielle non contrôlée sous 5 médicaments antihypertenseurs, dont un diurétique. Souvent associée à la détérioration des organes cibles, L’HTA réfractaire manque des preuves scientifiques à l’appui pour démontrer cette association.

Dans une cohorte de 3147 insuffisants rénaux (eDFG 20 à 70 mL/min per 1.73 m²), l’incidence des complications rénales (baisse de 50% du eDFG ou IR terminale) et cardiovasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque) ont été comparées entre les  patients ayant une HTA réfractaire (n=136 (4,3 %)) et ceux ayant une HTA résistante (n=1005(32%)).

Après ajustement en fonction des caractéristiques des patients, l’HTA réfractaire présentaient par rapport à l’HTA résistante, un risque accru de dégradation de la fonction rénale en 10 ans (HR 1,73 [IC à 95 %, 1,42-2. 11]) et un risque accru de complications cardiovasculaires particulièrement important entre 6 et 10 ans de suivi (HR 2,72 [IC à 95 %, 1,7-5,0]). Il n’y a pas eu de différence significative dans la mortalité toutes causes confondues.

Cette étude est novatrice puisqu’elle est la première à quantifier les effets à long terme de l’HTA réfractaire et fourni un contexte pour ce diagnostic dans l’HTA résistante.

Pour en savoir plus https://clicktime.symantec.com/3N8vebF5CwADRd6zyjpjWFa6H2?u=https%3A%2F%2Fpubmed.ncbi.nlm.nih.gov%2F33161774%2F

Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study

Référence de l’article : Filion Kristian BLix Lisa MYu Oriana HYDell’Aniello SophieDouros AntoniosShah Baiju R et al. Sodium glucose cotransporter 2 inhibitors and risk of major adverse cardiovascular events: multi-database retrospective cohort study BMJ 2020; 370 :m3342

Lecture proposée par : Jean-Michel Halimi

Dans cette étude rétrospective, l’incidence des évènements cardiovasculaires majeurs été étudiée chez plus de 400000 patients au total qui ont initié un traitement soit par inhibiteurs du SGLT2 ou soit par inhibiteurs du DDP4 au Canada et en Grande Bretagne entre novembre 2017 et juin 2018. Ces patients étaient comparables à l’inclusion (64 ans, 42% de femmes, durée du diabète : 12.5 ans, 21.5% coronariens, 5.5% d’insuffisants cardiaques, 28% traités aussi par insuline, peut-être un DFG estimé un peu plus élevé dans le groupe « inhibiteur du SGLT2 »). Le suivi a été de 0.9±0.8 an (370515 patient-années).

Les patients traités sous inhibiteurs des SGLT2 ont eu une incidence plus faible d’évènements cardiovasculaires majeurs (critère combiné : infarctus du myocarde, AVC ischémique ou décès cardiovasculaire) (11.4 vs 16.5 évènements/1000 patient-années) que ceux sous inhibiteurs du DPP4. La réduction du risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque (-56%) et de décès (-40%) était majeure, alors même que le suivi moyen était inférieur à un an.

Pour en savoir plus : https://www.bmj.com/content/370/bmj.m3342?

Trends in Worldwide in Research in Hypertension over the period 1999-2018: A Bibliometic Study

Référence de l’article : Devos P, Ménard J. Trends in Worldwide Research in Hypertension Over the Period 1999-2018: A Bibliometric Study. Hypertension. 2020 Nov;76(5):1649-1655.

Lecture proposée parBernard Levy

Patrick Devos (Univ. Lille, CHU Lille – METRICS: Évaluation des technologies de santé et des pratiques médicales, F-59000 Lille) et Joel Menard (INSERM, Centre d’Investigation Clinique, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) ont réalisé une analyse bibliométrique pour évaluer les tendances des résultats de la recherche et l’évolution de la recherche sur l’hypertension sur une période de 20 ans. L’analyse était basée sur 90 308 articles originaux. Le nombre d’articles publiés dans le domaine de l’hypertension a augmenté de 43,5 % entre 1999 et 2019. Par comparaison, pendant la même période, l’augmentation du nombre d’articles dans toutes les disciplines médicales a été de 96%, et de 64% dans le domaine cardiovasculaire. Parmi les 6 pays qui ont le plus publié, les États-Unis ont toujours été le principal contributeur. Les pays qui ont le plus augmenté le nombre de publications sont la Chine (+1551%) suivi par la Corée du Sud (+412%), la Pologne (245%), le Brésil (+238%), la Turquie (+208%), et Taiwan (+187%). En revanche, le nombre de publications a diminué en France (−23%) et au Japon (−15%).

Le tableau suivant montre la participation des 20 premiers pays contributeurs.  

 

Pour en savoir plus : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32862706/